Percez le mystère de l'Almasty
Percez le mystère de l'Almasty
Zana la femme sauvage du Caucase.
À l’instar du yéti et du « Sasquatch », « l’Almasty » est une créature mystérieuse qui soulève les passions depuis de nombreux siècles. Également appelé « Kaptar », il habiterait la chaîne montagneuse du Caucase.
Témoignages
Sur la base des milliers de témoignages recueillis, certains le considèrent comme un Néandertalien qui aurait survécu jusqu'à aujourd'hui dans les régions reculées.
Noms
Les noms utilisés dans les langues du Caucase pour le désigner signifieraient le plus souvent « homme sauvage ».
Almasty
Il se déplacerait sur ses deux « pattes » arrières et mesurerait entre 1,50 et 2 mètres. Très massif, « l’Almasty » pèserait entre 90 et 180 kilos et serait caractérisé par un front prononcé et un nez plat.
Poilu
Il serait poilu sur tout le corps, sauf le visage. Il aurait une vision nocturne semblable à celle des grands fauves prédateurs.
Présence
Bien que de nombreux cultivateurs et bergers locaux aient témoigné de sa présence depuis près de trois siècles, aucun « Almasty » (vivant ou mort) n'a pu faire l'objet d'observations scientifiques.
Zana
Zana la clé du mystère ? Un chapitre important de la légende du « Bigfoot » russe est l’histoire de Zana, la femme sauvage du Caucase.
Capturée
Capturée dans les bois d’Abkhazie dans les années 1870, elle aurait partagé plus de ressemblances avec une bête qu’un humain. Était-elle une « Almasty » ? Plusieurs en sont convaincus.
Caractéristiques
Zana avait également des caractéristiques physiques rappelant étrangement l’Homo sapiens (nez plat, face allongée et absence de menton).
Enfants
Décédée en 1890, elle aurait eu quatre enfants pendant sa captivité à Tkhina, qui sont eux-mêmes descendants de plusieurs familles caucasiennes. Celles-ci sont persuadées que leur ancêtre est la clé dans le mystère entourant « l’Almasty ».
Yéti
Vous avez certainement déjà entendu parler du Yéti, l’abominable homme des neiges ou encore du Bigfoot son cousin américain.
Témoignages
Mais savez-vous que dans le monde entier, on recense des centaines, des milliers de témoignages de rencontres avec des "hommes-singes" ou des "hommes sauvages ".
Signalements
On signale par exemple le Yeren, dans certaines provinces chinoises, comme le Zhejiang, le Yunnan ou le Shanxi.
Malaisie
En Malaisie, on parle beaucoup de l’Orang pendek à Borneo. En Australie, l’homme sauvage local réponds au joli nom de Yowie.
Récits
Et on trouve des récits d’explorateurs qui parlent de créatures anthropoïdes inconnues en Afrique ou en Amérique du Sud.
Liste
La liste est tellement longue qu’il est impossible de les passer tous en revue dans un seul article. Aussi, nous allons nous focaliser sur deux types d’hommes sauvages, d’hommes-singes, qui ont fait l’objet d’études sérieuses sur le terrain. Le premier s’appelle l’Almasty ou kaptar et on peut le trouver dans les régions montagneuses du Caucase.
Barmanou
Le deuxième, c’est le Barmanou, les populations locales des régions reculées du Pakistan l’aperçoivent de temps à autre.
Espèces
Deux espèces d’hommes sauvages survivraient donc encore de nos jours dans le Caucase et au Pakistan. Cette idée peut paraître de prime abord totalement absurde.
Scientifiques
Des scientifiques de renom pensent que la chose est envisageable (même si certains pensent qu’il s’agit plutôt d’un grand singe inconnu et pas d’un homme sauvage qui aurait survécu, caché de la civilisation jusqu’à l’époque actuelle).
Portrait
Intéressons-nous à l’Almasty. Pour en dresser le portrait-robot, voici la déposition de Ramazane Omarov, un habitant du Daghestan, la partie orientale du Caucase.
Témoin
Le 20 août 1959, vers 6 heures du soir, ce témoin rentrait chez lui après une journée de travail en empruntant un sentier qui descendait d’une montagne. Soudain, il se retrouve presque le face-à-face avec un Almasty. Voici ce qu’il dit avoir observé :
Animal
"L’animal qui était d’abord assis, se leva et marcha, dressé sur ses deux jambes, dans ma direction. Il ressemblait à la fois à l’homme et au singe".
Histoires
"Encore enfant, j’avais entendu raconter pas mal d’histoires sur les Almasty, les hommes sauvages, mais je n’y croyais pas".
Poils
Et voilà maintenant que j’en avais un sous les yeux ! Il avait de longs poils, noirs comme ceux d’une chèvre.
Tête
On avait l’impression qu’il n’avait pas de cou : sa tête paraissait directement soudée aux épaules. Il avait de longs cheveux qui pendaient.
Mâle
L’Almasty se rapprocha et passa à mes côtés, c’était un mâle. Il avait la tête allongée et pointue vers le haut.
Bras
En marchant, il balançait ses très longs bras qui lui descendaient jusqu’aux genoux. S’éloignant de moi, jusqu’à 200 mètres environ, l’étrange créature traversa le chantier et s’assis à nouveau.
Enjambées
Elle resta accroupie deux ou trois minutes, ses mains touchant le sol. Après s’être redressé, l’Almasty se dirigea à vive allure vers les buissons, en faisant de si grandes enjambées qu’aucun homme ne serait capable d’en faire de pareilles, surtout en remontant une forte pente.
Marie-Jeanne Koffmann
"Il se tenait droit, les épaules légèrement voûtées." La scientifique qui a le plus étudié ce dossier de l’homme sauvage du Caucase s’appelle Marie-Jeanne Koffmann.
Créature
Cette ancienne chirurgienne des hôpitaux de Moscou a traqué les traces de cette créature bipède pendant des dizaines d’années.
Expéditions
Au cours de ses nombreuses expéditions, elle a pu recueillir des centaines de témoignages le concernant. Voici ce qu’elle déclarait sur les plateaux dans les années 90 pour l’émission "Écran témoin".
Résultats
J’ai fait deux expéditions au Pamir avec des résultats intéressants. Au Caucase, j’ai recueilli plus de 500 témoignages, donnés par des personnes issues de milieux culturels totalement différents et surtout, séparés par d’immenses territoires.
Preuves
Et pourtant, tous ces témoignages se recoupent. Hélas, nous n’avons pas de preuves directes de l’existence de l’Almasty, mais nous avons toutes les sortes de preuves circonstancielles.
Créature
Les témoins décrivent toute la même créature, j’en suis convaincue. Et tout ce qui fait l’intérêt de cette créature, c’est qu’elle est décrite morphologiquement presque comme un homme. "Ça n’est plus un animal, mais ça n’est quand même pas un homme."
Témoignages
Il est vrai que certains témoignages "historiques" concernant l’Almasty semblent donner raison au docteur Koffmann.
Vasguen Karapétyane
Lors de la deuxième guerre mondiale, en 1941, le lieutenant-colonel Vasguen Karapétyane, était un médecin neuro-pathologiste attaché à un bataillon de tirailleurs cantonné à cette époque dans un village daghestanais des hautes montagnes.
Villageois
Un jour, il est appelé par les villageois qui venaient de capturer une sorte d’homme-singe couvert de poils et incapable de parler bref : un Almasty. Les souvenirs de Vasguen Karapétyane ont été consignés dans un procès-verbal.
Nu
"Cet homme était de sexe masculin, nu de la tête aux pieds. Toutes ses formes étaient humaines, mais la peau de sa poitrine, de son dos et de ses épaules était couverte de poils broussailleux de couleur brun foncé."
Mains
Les mains assez grossières étaient ornées de poils plus clairsemés, les paumes et la plante des pieds en étaient tout à fait dénuées.
Cheveux
Sur la tête en revanche, les cheveux étaient très longs : ils descendaient sur les épaules et couvraient partiellement le front. Il n’avait ni barbe, ni moustache, tout le visage ne présentait qu’une pilosité très légère. L’homme se tenait debout, tel un hercule faisant saillir sa cage thoracique puissante et développée.
Doigts
Aux mains, on remarquait des doigts épais et très solides, d’une longueur insolite. le visage était d’une couleur extraordinairement foncée.
Yeux
Au-dessous d’eux, les yeux étaient profondément enfoncés. Mais le regard de ses yeux n’exprimait rien, il était purement bestial. L’être en question n’avait pas la moindre réaction humaine. Il n’émettait que des "beuglements nasillards."
Théories
Différentes théories ont été avancées pour tenter d’expliquer l’existence de l’Almasty. Une des plus audiences voudrait que l’Almasty soit un homme de Néandertal dont des populations entières auraient survécus jusqu’à nos jours.
Benoit Grison
C’est difficilement défendable selon Benoit Grison, biologiste et sociologue des sciences.
Depuis le Moyen Âge une créature mi-homme mi-bête sillonerait les forêts du Caucase.
Dossier
D’abord, parce que les témoignages sont de grandes qualités. Ensuite, ce dossier est crédible écologiquement et bio géographiquement.
Déroutant
Et ce qui est encore plus déroutant, c’est que contrairement au Yéti ou au Big foot, on ne vous décrit pas un grand singe, on vous décrit un être qui serait un hominien, c’est-à-dire un de nos cousins : un cousin de l’homo sapiens. Il est couvert de poils, parfaitement bipède et serait dépourvu de langage.
Survivance
Évidemment, ce n’est pas très facile à admettre, car cela voudrait dire qu’il y a survivance d’un de nos cousins proches. Mais gardons l’esprit ouvert et envisageons-le un instant sans tabou : il serait impensable que l’Almasty soit un homme de Néandertal comme cela a été dit.
Culture
Aujourd’hui, on sait que l’homme de Néandertal avait une culture technique sophistiquée, une culture technologique très complexe, donc ça ne colle pas avec l’Almasty.
Hominien
Alors ? Est-ce qu’il s’agit d’un hominien plus archaïque ? Peut-être. Vous savez il y a seulement 14.000 ans en Chine, il y avait encore l’homme de Maludong, un hominien apparenté à l’homme et bien différent de l’homo sapiens ? On pourrait envisager qu’il y ait survivance de certaines populations hominiennes dans les montagnes du Caucase.
Hypothèse
Il y a une hypothèse alternative bien plus vraisemblable, c’est qu’il s’agit d’un grand singe inconnu de type asiatique et qui par convergence a une allure un peu hominienne. "Ça me paraît plus plausible"
Travaux
Les travaux de M-Jeanne Koffmann concernant l’Almasty, recoupent ceux que Jordi Magraner a consacrés au Barmanou du Pakistan.
Forêts
Magraner, un biologiste catalan, était convaincu que le Barmanou (un homme sauvage pakistanais, qui selon les témoignages ressemble énormément à l’Almasty) vivait dans les forêts montagneuses du Chitral.
Traquer
Jordi Magraner y a passé de longues années pour traquer cet être bipède, considéré également par certains chercheurs comme étant un hominien relique.
Expéditions
Jordi Magraner avait également participé à l’émission "Écran témoin" de dans les années 90, voici ce qu’il racontait en revenant d’une de ses expéditions, pour tenter de prouver l’existence du Barmanou.
Étude
J’ai essayé de faire une étude purement zoologique comme je l’aurais fait pour n’importe quelle espèce.
Missions
Depuis 1987, j’ai réalisé deux missions sur place. Et par rapport à ce qu’a fait Marie-Jeanne Koffmann, ça se recoupe, c’est vrai. Les similitudes sont nombreuses.
Témoignages
J’ai dégrossi le terrain, il fallait connaître le milieu, la faune, la flore… Recueillir des témoignages, localiser les zones intéressantes, essayer de "concrétiser un contact."
Assassiné
Hélas, le contact ne se concrétisera jamais. Le 3 août 2002, Jordi Magraner est retrouvé assassiné dans sa maison chitrali de Krakal. On ne connaît pas ses assassins ni leurs motivations.
Mort
Avec sa mort, on peut dire que les recherches consacrées au Barmanou se sont arrêtées brutalement et ne reprendront pas de sitôt les hommes sauvages du Caucase et du Pakistan resteront sans doute longtemps une énigme zoologique passionnante.
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